Article 37 : Diomaye choisit le référendum plutôt qu'un vote isolé
Le calendrier et les modalités précises du référendum restent à définir ; la prochaine étape sera de savoir quelles autres réformes pourraient être intégrées au texte soumis aux Sénégalais.

L'Assemblée nationale a voté ce lundi 17 août 2026 la révision de l'article 37 de la Constitution. Le président Bassirou Diomaye Faye a décidé que cette modification sera soumise aux Sénégalais dans le cadre d'un référendum global, et non par un scrutin séparé.
La décision du chef de l'État tranche un débat qui couvait depuis plusieurs semaines : fallait-il soumettre cette révision constitutionnelle seule, ou l'intégrer à une réforme d'ensemble portée devant le peuple ? Bassirou Diomaye Faye a tranché en faveur de la seconde option. Le ministre de la Justice a apporté les précisions officielles sur les contours de cette démarche.
L'article 37 de la Constitution sénégalaise encadre les conditions d'éligibilité à la présidence de la République, notamment la durée et le nombre de mandats. Toute modification de cette disposition touche donc directement aux règles du jeu politique, ce qui explique l'attention particulière que lui accordent aussi bien la classe politique que la société civile.
Le recours au référendum constitue, dans ce contexte, un choix lourd de sens. En associant les citoyens à la validation de cette réforme, le président Faye inscrit sa démarche dans une logique de légitimité populaire directe, distincte de celle que confère seul le vote parlementaire. Cette approche rappelle des précédents sénégalais : en 2016, le président Macky Sall avait soumis une révision constitutionnelle au vote des Sénégalais, intégrant plusieurs modifications en un seul texte.
À l'échelle du continent, la question de la révision des règles encadrant les mandats présidentiels reste un sujet sensible. Plusieurs pays africains ont traversé des crises politiques majeures après des modifications constitutionnelles perçues comme taillées sur mesure pour le maintien au pouvoir de dirigeants en place. Le fait que Diomaye Faye opte pour un référendum plutôt que pour une simple adoption législative peut être lu comme une volonté de se démarquer de ces précédents controversés.
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