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Assemblée nationale : Cheikh Diba répond aux attaques sur le budget rectificatif

Le projet de loi de finances rectificative a une nouvelle fois été rejeté par l'Assemblée nationale, dans une séance marquée par une confrontation directe entre le ministre des Finances et plusieurs députés.

Assemblée nationale : Cheikh Diba répond aux attaques sur le budget rectificatif
Assemblée nationale : Cheikh Diba répond aux attaques sur le budget rectificatif — Photo : A l'heure / À l'Heure
Sénégal

Les échanges ont rapidement pris une tournure tendue lorsque des élus ont mis en cause la rigueur et la sincérité du texte soumis à leur examen. Face aux accusations d'amateurisme et d'insincérité budgétaire, Cheikh Diba n'a pas esquivé. Le ministre des Finances et du Budget a choisi de répondre frontalement, défendant avec fermeté les choix de son département et récusant point par point les critiques formulées depuis les bancs de l'hémicycle.

Ce nouvel épisode s'inscrit dans un contexte de tensions récurrentes entre l'exécutif sénégalais et une Assemblée nationale où le rapport de force politique a profondément évolué depuis les dernières élections législatives. L'exercice budgétaire, et plus particulièrement la loi de finances rectificative, est souvent le terrain sur lequel ces frictions se cristallisent. Ce type de projet vise à ajuster en cours d'année les prévisions initiales du budget de l'État, en fonction de l'évolution des recettes fiscales, des dépenses imprévues ou des engagements contractés.

La notion de sincérité budgétaire, au coeur des griefs des députés, est une exigence constitutionnelle et organique. Elle impose que les prévisions soumises au Parlement reposent sur des hypothèses réalistes et vérifiables. Invoquer son absence est l'un des arguments les plus lourds qu'un parlementaire puisse opposer à un gouvernement, car elle touche à la crédibilité même de la gestion des finances publiques.

Au-delà de la joute politique, le rejet répété d'un texte budgétaire n'est pas sans conséquence pratique. Il retarde les ajustements nécessaires au fonctionnement de l'administration, à l'exécution des programmes sociaux et à l'équilibre des comptes publics. Dans plusieurs pays africains, des blocages similaires entre exécutif et législatif ont conduit à des crises de gouvernance affectant directement les populations et les partenaires techniques et financiers.

La prochaine étape dépendra de la capacité du gouvernement et des députés à trouver un compromis, dans un contexte où les arbitrages budgétaires engagent des ressources publiques dont les Sénégalais attendent des résultats concrets.

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