CAN 2025 : le TAS tranchera le litige Sénégal-Maroc le 8 octobre prochain
Le feuilleton judiciaire de la finale de la CAN 2025 connaît une nouvelle étape. Selon le journaliste Ben Jacobs, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) aurait fixé au 8 octobre 2026

Le contentieux juridique autour de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations 2025 entre dans une phase déterminante. Le Tribunal Arbitral du Sport a programmé une audience à huis clos à Lausanne pour statuer sur l'affaire qui oppose le Sénégal au Maroc.
Le bras de fer judiciaire né de la finale de la CAN 2025 franchit une nouvelle étape. Le TAS, instance internationale de référence pour le règlement des conflits sportifs, a retenu la date du 8 octobre 2026 pour tenir l'audience consacrée au différend entre les deux nations. Les débats se dérouleront à Lausanne, en Suisse, siège habituel de ce tribunal, et se tiendront loin des caméras, conformément à la procédure arbitrale classique.
Ce litige trouve ses racines dans les circonstances contestées de la finale de la compétition continentale. Le Sénégal, champion en titre depuis sa victoire à la CAN 2022 en Côte d'Ivoire, a porté le conflit devant la justice sportive internationale, estimant que l'issue du match appelait un examen approfondi. Le Maroc, de son côté, défend la régularité du résultat acquis sur le terrain. L'affaire mobilise depuis lors les instances footballistiques africaines et dépasse largement le cadre d'un simple recours sportif.
Pour le Sénégal, l'enjeu va bien au-delà d'un titre. Les Lions de la Téranga, qui avaient décroché leur premier sacre continental en 2022 après plusieurs finales manquées, voient dans cette procédure un recours légitime face à ce qu'ils considèrent comme une injustice sportive. Une décision favorable du TAS pourrait redessiner le palmarès de cette édition de la CAN et consacrer un doublé historique pour le football sénégalais, vingt ans après ses premières grandes performances sur la scène africaine et mondiale.
Le TAS représente, dans l'univers du sport mondial, l'équivalent d'une cour suprême. Ses décisions sont contraignantes et s'imposent aux fédérations concernées, y compris à la Confédération africaine de football. Une affaire de cette ampleur, portant sur le résultat d'une finale de CAN, est rare dans l'histoire du football africain et pourrait créer une jurisprudence importante pour les compétitions continentales à venir. Elle pose aussi la question de la robustesse des mécanismes de contrôle et d'arbitrage au sein même de la CAF.
Le mois d'octobre 2026 s'annonce donc décisif pour les deux nations, leurs supporters et l'ensemble du football africain. La sentence arbitrale du TAS, attendue à l'issue de l'audience du 8 octobre, pourrait refermer définitivement ce feuilleton ou, au contraire, ouvrir de nouveaux chapitres dans une saga judiciaire qui tient le continent en haleine.
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