Dossier ASER : Face au retour de José Ángel, Thierno Alassane Sall contre-attaque
Le dirigeant de la République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, est de nouveau monté au créneau dans le dossier ASER-AEE Power, après la récente sortie médiatique de José Ángel G

L'affaire opposant l'Agence Sénégalaise d'Électrification Rurale à la société espagnole AEE Power connaît un nouveau rebondissement. Le retour médiatique de José Ángel González Tausz a suffi à rallumer la polémique et à faire sortir le député Thierno Alassane Sall de sa réserve.
C'est sur les ondes de Walf que le dirigeant de la société espagnole AEE Power a récemment repris la parole, relançant un dossier que certains croyaient assoupi. Cette sortie n'a pas tardé à provoquer une réaction du leader de la République des Valeurs. Thierno Alassane Sall, ancien ministre de l'Énergie et figure de l'opposition, a publié une mise au point musclée dans laquelle il accuse et interpelle sur ce qu'il considère comme des manquements graves dans la gestion de ce contrat.
L'affaire ASER-AEE Power s'inscrit dans le contexte plus large des tensions récurrentes autour de la gestion des marchés publics dans le secteur de l'énergie au Sénégal. L'ASER, structure chargée d'étendre l'accès à l'électricité dans les zones rurales du pays, se retrouve régulièrement au cœur de controverses liées à l'attribution et à l'exécution de ses contrats. Pour des millions de Sénégalais vivant hors des grands centres urbains, ces dysfonctionnements ont des conséquences directes sur leur quotidien.
Thierno Alassane Sall n'en est pas à sa première prise de position dans ce dossier. Depuis plusieurs mois, le député multiplie les sorties pour alerter sur ce qu'il présente comme une gestion opaque des fonds alloués à l'électrification rurale. Sa légitimité à intervenir sur ces questions est adossée à son passage à la tête du ministère de l'Énergie, ce qui lui confère une connaissance des rouages du secteur, mais lui vaut aussi d'être accusé par ses adversaires de régler des comptes politiques.
L'irruption d'un acteur étranger dans le débat public sénégalais n'est pas anodine. Elle soulève des questions sur la transparence des relations contractuelles entre l'État sénégalais et ses partenaires privés internationaux, une problématique qui dépasse le seul cadre national. Partout en Afrique subsaharienne, les marchés de l'énergie attirent des entreprises étrangères dont les conditions d'intervention font l'objet de peu de contrôle public. Le cas sénégalais illustre les fragilités de ces montages, notamment lorsque des différends éclatent au grand jour.
La balle est désormais dans le camp des autorités compétentes, qu'il s'agisse du gouvernement, des corps de contrôle de l'État ou de la justice, pour établir les responsabilités et trancher un litige qui dure depuis trop longtemps au détriment des populations rurales que l'ASER est censée servir.
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