Le ministre de l'Énergie, Abdourahmane Diouf, annonce la dissolution officielle d'Awalé et de Mimi 2024.
Le nouveau parti présidentiel « Kiiraay, Les Patriotes Républicains » a officialisé sa naissance lors d'une assemblée générale constitutive, en avalisant la dissolution de plusieurs formations politiques dans ses rangs, dont Awalé et Mimi 2024.

C'est le ministre de l'Énergie, Abdourahmane Diouf, par ailleurs superviseur adjoint de la coalition Diomaye Président, qui a officiellement annoncé la nouvelle samedi lors de cette rencontre fondatrice. Selon lui, les partis Awalé et Mimi 2024 cessent d'exister en tant qu'entités autonomes, absorbés désormais par la nouvelle formation politique. Cette fusion marque une étape décisive dans la structuration du camp présidentiel autour du chef de l'État Bassirou Diomaye Faye, élu en mars 2024 dès le premier tour avec une large avance sur ses adversaires.
La démarche s'inscrit dans une logique de consolidation politique bien connue au Sénégal. Après chaque alternance, le parti du président cherche à fédérer les mouvements alliés qui ont contribué à sa victoire, pour construire un bloc cohérent capable de peser dans les prochaines batailles électorales. La coalition Diomaye Président avait rassemblé, lors de la présidentielle, un ensemble hétérogène de structures politiques et de mouvements citoyens, dont certains n'avaient pas vocation à survivre indépendamment à l'élection.
Kiiraay, dont le nom signifie en wolof « l'appel » ou « la convocation », entend incarner le projet politique du Pastef au sens large, en intégrant des sensibilités diverses issues de la coalition victorieuse. Cette recomposition intervient dans un contexte où le gouvernement de Ousmane Sonko doit gérer simultanément les attentes sociales nées de la victoire de 2024 et les premières turbulences de l'exercice du pouvoir, notamment sur les dossiers économiques et énergétiques.
La fusion de petits partis au sein d'une formation dominante n'est pas une singularité sénégalaise. Sur le continent, plusieurs expériences similaires, du Rwanda au Ghana, ont montré que l'intégration réussie de courants politiques hétérogènes dépend largement de la capacité du parti hôte à garantir une représentation équitable des structures dissoutes. Au Sénégal même, des tentatives antérieures de fusion partisane ont parfois laissé des frustrations persistantes au sein des formations absorbées.
La prochaine étape pour Kiiraay sera de traduire cette unité proclamée en organisation de terrain, capable de répondre aux rendez-vous électoraux qui se profilent, notamment les échéances locales et législatives à venir.
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