LFR 2026 rejetée : Mansour Faye monte au créneau et réclame le retour de Macky Sall
La séquence ouvre une période d'incertitude politique que les prochaines semaines se chargeront de clarifier, notamment au sein d'une opposition qui cherche encore son unité et son leadership.

Après le rejet de la loi de finances rectificative 2026, l'ancien ministre et figure de l'APR Mansour Faye sort de sa réserve pour pointer les responsabilités d'Ousmane Sonko et appeler son beau-frère Macky Sall à reprendre une place active sur la scène politique sénégalaise.
Le rejet de la loi de finances rectificative pour l'année 2026 constitue un nouveau coup de tonnerre dans le paysage politique sénégalais. Mansour Faye, ancien ministre et proche de l'ex-président Macky Sall, en attribue la responsabilité directe au Premier ministre Ousmane Sonko. Pour l'ancien baron de l'APR, cette défaite parlementaire illustre les limites du gouvernement en place et son incapacité à construire des consensus solides autour de textes budgétaires pourtant essentiels au fonctionnement de l'État.
Dans ce contexte de turbulences institutionnelles, Mansour Faye a lancé un appel explicite à Macky Sall pour qu'il revienne occuper le devant de la scène. L'ancien chef de l'État, qui a quitté le pouvoir en mars 2024 après la victoire de Bassirou Diomaye Faye à la présidentielle, s'est jusqu'ici tenu à l'écart des joutes politiques intérieures. Son parti, l'Alliance Pour la République, peine à trouver ses marques dans l'opposition depuis la déroute électorale qui a mis fin à douze ans de règne. L'appel de Mansour Faye traduit une volonté de remobiliser une base militante en quête de direction claire.
Mansour Faye a également émis des critiques à l'égard de la participation des autorités sénégalaises aux Jeux olympiques de la jeunesse organisés à Dakar. Sans remettre en cause l'événement lui-même, il a visiblement jugé la posture du gouvernement à cette occasion inappropriée ou mal dosée, dans un contexte où les tensions politiques et les difficultés budgétaires auraient dû, selon lui, appeler à plus de sobriété.
Le rejet d'une loi de finances rectificative est un fait rare et politiquement lourd au Sénégal. Ce type de texte permet à l'exécutif d'ajuster en cours d'année ses prévisions de recettes et de dépenses. Son échec au Parlement signale une majorité fragile ou une opposition déterminée à faire payer au gouvernement ses choix économiques. Pour le tandem Diomaye-Sonko, qui avait promis une rupture franche avec la gestion passée, cet épisode fragilise la crédibilité de l'équipe en place et renforce les partisans de l'ancien régime dans leur stratégie de reconquête.
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