Macky Sall renforce sa campagne onusienne depuis les capitales européennes
La suite de la tournée diplomatique de l'ancien président sénégalais dira si cette stratégie de séduction européenne porte ses fruits avant l'échéance décisive que constituera le vote de l'Assemblée générale des Nations unies.

En tournée diplomatique pour conquérir le poste de Secrétaire général de l'ONU, l'ancien président sénégalais multiplie les rencontres avec des responsables européens. Sa visite à Riga ce 17 juin 2026 l'a conduit à s'entretenir avec la cheffe de la diplomatie lettone autour d'une ambition commune : refonder les Nations unies pour les rendre plus efficaces face aux crises du monde contemporain.
Macky Sall poursuit méthodiquement sa campagne pour succéder à António Guterres à la tête des Nations unies. Après plusieurs mois de consultations à travers le monde, l'ancien chef d'État sénégalais a rencontré la ministre des Affaires étrangères de Lettonie le 17 juin 2026. Les deux parties ont échangé sur la nécessité de réformer en profondeur le système onusien, jugé insuffisamment armé pour répondre aux défis actuels, qu'il s'agisse des conflits armés, du dérèglement climatique ou des inégalités économiques mondiales.
La Lettonie, petit État balte membre de l'Union européenne et de l'OTAN, dispose d'un siège au Conseil de sécurité en tant que membre non permanent. Son soutien, ou du moins sa bienveillance, représente un atout dans une campagne où chaque voix compte. Macky Sall a exprimé sur le réseau X une convergence de vues entre sa vision et celle de Riga sur la réforme de l'organisation mondiale. Cette communication directe sur les réseaux sociaux s'inscrit dans la stratégie de visibilité internationale que l'ancien président déploie depuis l'annonce de sa candidature.
Sur le continent africain, la candidature de Macky Sall cristallise un espoir ancien. L'Afrique, qui compte 54 États membres sur 193 à l'ONU, n'a jamais vu l'un de ses ressortissants diriger l'organisation depuis Boutros Boutros-Ghali, diplomate égyptien dont le mandat s'est achevé en 1996. Trente ans plus tard, des voix s'élèvent pour réclamer que le poste revienne au continent, argument que Macky Sall place au coeur de son discours de campagne. Pour le Sénégal en particulier, une telle accession constituerait une consécration diplomatique sans précédent dans l'histoire du pays.
La compétition reste ouverte. Plusieurs candidats issus d'autres régions du monde briguent le même poste, et la désignation du Secrétaire général relève d'un processus complexe impliquant une recommandation du Conseil de sécurité, où siègent les cinq membres permanents dotés du droit de veto, suivie d'un vote de l'Assemblée générale. Macky Sall doit donc convaincre aussi bien les grandes puissances que les États de taille modeste, comme la Lettonie, dont les voix pèsent autant que celles des géants lors du scrutin final.
Commentaires
Soyez le premier à commenter cet article.


