Pêche au Sénégal : plus de cent licences accordées pour 2026
Une centaine de licences de pêche ont été délivrées officiellement à des navires sénégalais et étrangers autorisés à pêcher dans les eaux sénégalaises. La liste a été publiée mercr

Le secteur halieutique sénégalais s'active dès le début de l'année. La liste officielle des navires autorisés à pêcher dans les eaux territoriales du pays vient d'être rendue publique, révélant l'octroi de plus d'une centaine de licences à des bateaux sénégalais et étrangers.
C'est la ministre sortante des Pêches et de l'Économie maritime, Dr Fatou Diouf, qui a procédé à la publication de ce document mercredi soir. Cette démarche de transparence intervient dans un contexte où la gestion des ressources halieutiques fait l'objet d'une attention croissante, aussi bien de la part des professionnels du secteur que de la société civile et des partenaires internationaux.
La pêche représente un pilier fondamental de l'économie sénégalaise. Le pays dispose d'une façade maritime de plus de 700 kilomètres et de zones de pêche parmi les plus poissonneuses d'Afrique de l'Ouest. Le secteur fait vivre des centaines de milliers de personnes, des pêcheurs artisanaux aux mareyeurs, en passant par les transformatrices de poisson. Il contribue également de manière significative à la sécurité alimentaire nationale.
La question des licences accordées à des navires étrangers est, depuis plusieurs années, au cœur des débats sur la souveraineté halieutique. Des voix s'élèvent régulièrement pour dénoncer une exploitation jugée excessive des eaux sénégalaises par des flottes venues d'Europe ou d'Asie, au détriment des pêcheurs locaux et de la durabilité des stocks. La publication de cette liste répond en partie à une demande de lisibilité sur les conditions d'accès à la ressource.
À l'échelle du continent africain, le Sénégal n'est pas un cas isolé. De nombreux pays côtiers peinent à concilier les recettes tirées des accords de pêche avec les grandes puissances maritimes et la préservation de leurs écosystèmes marins. La transparence dans l'attribution des licences est souvent citée comme un prérequis indispensable à une gouvernance halieutique responsable, conformément aux orientations de la Charte africaine sur les droits et le bien-être des communautés de pêcheurs.
La publication de cette liste par la ministre sortante ouvre désormais la voie à un suivi plus rigoureux de l'activité des navires concernés, et la question de la politique halieutique du nouveau gouvernement sera scrutée de près par l'ensemble des acteurs du secteur.
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