SN-HLM : le conseil d'administration recadre le nouveau directeur général après neuf licenciements contestés
Dans la foulée de sa nomination comme directeur général de la Société Nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN-HLM) en févier 2026, Pape Abdourahmane Dabo a licencié neuf (09)

Nommé à la tête de la Société Nationale des Habitations à Loyer Modéré en février 2026, Pape Abdourahmane Dabo s'est retrouvé en porte-à-faux avec son propre conseil d'administration après avoir licencié neuf agents de la structure. Une décision jugée abusive qui a conduit l'organe de gouvernance à lui signifier son désaccord.
À peine installé dans ses fonctions, le nouveau directeur général de la SN-HLM a choisi de frapper vite et fort. Il a mis fin au contrat de travail de neuf employés de la société, invoquant les difficultés financières que traverserait l'entreprise. Une justification que le conseil d'administration n'a pas jugée suffisante pour valider des ruptures de contrats présentées comme abusives.
Le conseil d'administration, instance suprême de gouvernance de la société, a pris ses responsabilités en désavouant publiquement la décision du directeur général. Ce recadrage illustre une tension classique dans les entreprises publiques sénégalaises entre le pouvoir exécutif d'un directeur nommé et les prérogatives de contrôle d'un conseil censé encadrer ses actes de gestion.
La SN-HLM est l'une des structures publiques les plus emblématiques du pays. Créée pour garantir l'accès au logement aux ménages à revenus modestes, elle joue un rôle social de premier plan dans un pays où la crise du logement reste un défi structurel majeur. Toute instabilité interne dans une telle entité touche directement à sa capacité à remplir sa mission d'utilité publique.
Au-delà du cas SN-HLM, cette affaire met en lumière une réalité fréquente dans les sociétés d'État africaines : la nomination d'un nouveau dirigeant s'accompagne souvent de remaniements du personnel, parfois sans les garanties procédurales exigées par le droit du travail. Le Code du travail sénégalais encadre strictement les licenciements économiques, qui supposent notamment une consultation des représentants des travailleurs et une validation par l'inspection du travail.
L'issue de ce bras de fer entre le directeur général et le conseil d'administration déterminera si les agents licenciés pourront être réintégrés ou indemnisés, et donnera le ton sur la manière dont Pape Abdourahmane Dabo entend conduire la suite de son mandat à la tête d'une institution dont les Sénégalais attendent beaucoup.
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