Mondial 2026 : Pape Thiaw puise dans l'âme de 2002 avant d'affronter la France
Le Sénégal retrouve la France en Coupe du monde, un duel chargé d'histoire que le sélectionneur national Pape Thiaw aborde en convoquant le souvenir de Bruno Metsu et de l'exploit fondateur de 2002.

La conférence de presse de la veille du match a pris une tournure presque solennelle. Pape Thiaw, sélectionneur des Lions de la Téranga, n'a pas simplement préparé un adversaire. Il a rendu hommage à une mémoire. Celle du 31 mai 2002, quand le Sénégal, sous la houlette du regretté technicien français Bruno Metsu, renversait la France championne du monde en titre lors du match d'ouverture du Mondial coréano-japonais. Un résultat qui avait ébranlé le football mondial et inscrit le Sénégal dans la légende de la discipline.
Ce souvenir n'est pas anodin pour Pape Thiaw. Il faisait partie de cette génération de joueurs qui a vécu cet exploit de l'intérieur, en tant qu'acteur ou témoin direct de cette épopée qui avait conduit les Lions jusqu'en quart de finale, meilleur parcours de l'histoire du pays à une Coupe du monde. Évoquer Metsu devant les caméras, c'est rappeler ce qu'un collectif soudé, animé par une conviction ferme, peut accomplir face à plus fort que lui.
L'affiche de ce Mondial 2026 réveille donc bien plus qu'un simple calcul tactique. Elle rouvre une page d'histoire que le Sénégal tout entier garde précieusement. Pour une nation qui a décroché son premier titre de champion d'Afrique en 2021 et qui cherche à s'affirmer comme une puissance continentale durable, croiser à nouveau la route de la France sur la scène mondiale est une occasion de mesurer le chemin parcouru. C'est aussi, pour l'Afrique entière, un match symbole, celui d'un continent qui observe avec fierté chaque fois qu'une de ses sélections tient tête aux grands d'Europe.
Pape Thiaw s'inscrit ainsi dans une lignée de sélectionneurs qui ont compris que le football sénégalais ne se gagne pas seulement sur le terrain mais aussi dans les têtes. En replaçant le groupe dans la continuité d'une histoire glorieuse plutôt que sous le poids d'une pression écrasante, il adopte une posture qui rappelle précisément ce que Metsu avait réussi à faire en 2002 : transformer un choc redouté en opportunité à saisir.
Le coup d'envoi approche, et avec lui l'espoir d'un peuple. Les Lions auront face à eux une équipe de France solide, habituée aux grands rendez-vous ; mais ils porteront dans leurs jambes vingt-quatre ans de fierté intacte.
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