Réponse à Monsieur Sow, dit « Bentaleb » Wa alaykum salam. 🙏
J'ai lu, comme beaucoup de Sénégalais, le post de Monsieur Alioune Ibnou Abitalib Sow, ancien Conseiller spécial du Président de la République, annonçant sa démission.

Je respecte le droit de tout serviteur de l'État de mettre fin à ses fonctions quand sa conscience le lui commande.
Le fait étant sacré et le commentaire libre, je ne peux laisser passer, sans réponse, la manière dont cette démission a été mise en scène.
- Sur la dignité invoquée
Un Conseiller spécial de la République, aussi jeune et engagé soit-il, doit à l'institution qu'il a servie une part de retenue au moment de la quitter. Monsieur SOW a choisi de ne pas faire honneur à l’obligation de réserve que le lui recommande sa fonction. Décliner les contours du contexte de son départ cache mal son intention de décrédibiliser et transformer sa démission en tribune à charge contre une décision présidentielle, et en règlement de comptes personnels contre un ancien Chef de l'État. Ce n'est pas ainsi que l'on quitte une fonction régalienne avec élégance et esprit républicain. La dignité d'une démission se mesure à la sobriété avec laquelle on s'en va, non au bruit que l'on cherche à faire en partant.
- Sur le droit
Le Président de la République dispose, en vertu de ses prérogatives constitutionnelles, de la pleine latitude pour recevoir qui il juge utile de recevoir au Palais, dans l'intérêt supérieur de la Nation. Ce pouvoir de convocation et de réception n'appartient à aucun conseiller, aussi prestigieux et proche soit-il pour le Chef de l'État. S'ériger en gardien autoproclamé de qui peut ou non franchir les portes du Palais, c'est confondre la fonction consultative que l'on a occupée avec un droit de veto que l'on n'a jamais eu. Un conseiller conseille ; il ne décide pas à la place du Président.
- Sur la compétence
Deux ans de communication et de protocole présidentiels ne sauraient suffire à s'ériger en juge de la politique intérieure et de ses équilibres, surtout lorsqu'on prête à une visite protocolaire un sens qu'elle n'a pas nécessairement. Recevoir un ancien Président n'est ni une absolution, ni un blanc-seing : c'est un acte républicain qui relève de la tradition d'État et qui n'empêche en rien la vérité, la justice et la reddition des comptes de suivre leur cours normal, devant les institutions compétentes et elles seules.
Notre soutien au Président Bassirou Diomaye FAYE et la coalition Diomaye Président
#DiomayePrésident2029
Le Président Diomaye FAYE a montré, depuis son élection, une constance et une hauteur de vue qui honorent sa fonction : il gouverne pour tous les Sénégalais, y compris pour ceux qui ont exercé le pouvoir avant lui, dans le respect des institutions et de la tradition républicaine d'accueil au Palais. Recevoir un ancien Chef de l'État qui ne fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire, n'est pas un renoncement aux principes et idéaux défendus ; c'est au contraire la preuve qu'un dirigeant sûr de son cap, n'a pas besoin d'exclure pour gouverner.
L'UDES/R reste aux côtés du Président Diomaye FAYE et la Coalition Diomaye Président, unis dans le même tandem, pour poursuivre sa vision. Les départs se feront, les critiques se diront, mais le peuple sénégalais, lui, continuera d'avancer.
Fatoumata NIANG
Présidente de l'UDES/R
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