Vol : Comment Éva Tra s'est fait dérober 12 millions de F CFA de bijoux par un faux agent Sonatel
Une affaire d’escroquerie présumée impliquant l’animatrice de la TFM, Awa Traoré dite « Éva Tra », a conduit à l’interpellation d’un commerçant à Taïba Niassène, dans la région de

Une animatrice vedette de la TFM se retrouve au cœur d'une affaire d'escroquerie qui illustre une arnaque de plus en plus répandue au Sénégal. Un commerçant a été interpellé dans la région de Kaolack après avoir été identifié comme suspect dans cette affaire.
Awa Traoré, connue du grand public sous le nom de scène Éva Tra, aurait été bernée par un individu qui s'est présenté à elle comme un agent de la Sonatel. Les faits remontent au 24 juillet 2026 : profitant vraisemblablement de la confiance accordée aux techniciens des opérateurs téléphoniques, cet homme aurait réussi à subtiliser pour 12 millions de francs CFA de bijoux appartenant à l'animatrice. Un commerçant suspecté d'être impliqué dans l'affaire a par la suite été interpellé à Taïba Niassène, localité située dans la région de Kaolack.
Cette affaire s'inscrit dans une longue série d'escroqueries qui ciblent aussi bien les personnalités publiques que les particuliers au Sénégal. Le procédé utilisé ici, consistant à se faire passer pour un agent d'une société de services afin de s'introduire dans un domicile, est une technique rodée. Les forces de l'ordre sénégalaises alertent régulièrement la population sur ce type d'arnaque, qui exploite la légitimité sociale attachée à certains uniformes ou cartes professionnelles.
Le profil de la victime n'est pas anodin. Éva Tra est une figure familière du paysage audiovisuel sénégalais, ce qui confère à cette affaire une résonance particulière. Elle rappelle que célébrité et vulnérabilité ne sont pas incompatibles, et que les personnalités médiatiques peuvent elles aussi devenir des cibles privilégiées pour des individus malintentionnés, parfois précisément en raison de leur notoriété.
À l'échelle du continent africain, les arnaques fondées sur l'usurpation d'identité professionnelle connaissent une recrudescence notable. Que ce soit au Sénégal, en Côte d'Ivoire ou au Cameroun, des réseaux organisés exploitent la confiance que les populations accordent aux agents des grandes entreprises publiques ou privées. La digitalisation des services et la méconnaissance des procédures officielles facilitent ces abus. Les autorités judiciaires et policières peinent encore à mettre en place des dispositifs de prévention suffisamment efficaces pour endiguer ce phénomène.
L'interpellation d'un suspect à Kaolack constitue une première avancée dans cette enquête, mais la justice devra établir avec précision les responsabilités, retracer le circuit des bijoux dérobés et déterminer si des complices sont encore en liberté.
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