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À l'UGB, le personnel administratif en grève pour six mois de salaires impayés

Le personnel administratif, technique et de services de l'Université Gaston Berger de Saint-Louis a cessé le travail pendant quarante-huit heures. En cause : des mois de salaires non versés et des dossiers laissés sans suite par la direction.

À l'UGB, le personnel administratif en grève pour six mois de salaires impayés
À l'UGB, le personnel administratif en grève pour six mois de salaires impayés — Photo : La Rédaction / À l'Heure
Société

L'intersyndicale qui regroupe les agents non enseignants de l'UGB a déclenché ce mouvement de grève pour dénoncer une situation qu'elle juge intenable. Selon les informations disponibles, certains agents n'auraient pas perçu leur rémunération depuis six mois, une durée qui dépasse largement les délais habituellement tolérés dans la fonction publique sénégalaise. À ce grief financier s'ajoute le blocage de plusieurs dossiers administratifs dont le traitement tarde, sans explication officielle de la hiérarchie.

L'Université Gaston Berger, créée en 1990 et installée dans la capitale du nord du Sénégal, est l'un des pôles universitaires les plus importants du pays. Elle accueille plusieurs milliers d'étudiants et constitue un levier de développement pour toute la région de Saint-Louis. Les perturbations qui y surviennent affectent directement le fonctionnement pédagogique et administratif, au détriment des étudiants comme du personnel.

Les arrêts de travail liés aux retards de salaires ne sont pas nouveaux dans l'enseignement supérieur sénégalais. Ces dernières années, plusieurs universités publiques ont connu des crises similaires, révélant une tension structurelle entre les besoins des établissements et les contraintes budgétaires de l'État. Le phénomène touche également d'autres pays africains où les universités publiques peinent à assurer une gestion régulière de leur masse salariale, faute de dotations suffisantes ou à cause de lenteurs administratives persistantes.

Au-delà de la question salariale, ce mouvement met en lumière la fragilité des conditions de travail du personnel non enseignant, souvent moins visible que les enseignants-chercheurs mais tout aussi indispensable au fonctionnement d'un établissement universitaire. Ces agents assurent la gestion des scolarités, l'entretien des infrastructures et le fonctionnement des services centraux ; leur mobilisation rappelle que l'université ne tient pas seulement par ses amphithéâtres et ses laboratoires.

La balle est désormais dans le camp des autorités de l'UGB et de la tutelle ministérielle ; leur réponse dans les prochains jours dira si ce mouvement restera ponctuel ou s'il ouvre une crise plus profonde au sein de l'institution.

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