Bac 2026 : la montée des filles dans les salles d'examen réjouit le ministre
La session 2026 du baccalauréat sénégalais s'est ouverte sous le signe d'une participation féminine en hausse, saluée avec enthousiasme par le ministre de l'Enseignement supérieur, Boubacar Camara.

Le ministre Boubacar Camara a effectué une tournée dans plusieurs centres d'examen de Dakar pour s'assurer du bon déroulement des épreuves. Il était accompagné du directeur de l'Office du Baccalauréat, du secrétaire général de son ministère, du directeur de l'Enseignement supérieur et moyen, ainsi que du gouverneur de la région de Dakar et du préfet. Au terme de cette visite, il a exprimé sa satisfaction devant le nombre élevé de candidates inscrites à cette session.
Cette présence féminine accrue aux examens du baccalauréat s'inscrit dans une tendance que le Sénégal cherche à consolider depuis plusieurs années. L'école sénégalaise a longtemps été marquée par des abandons précoces chez les filles, liés à des réalités sociales persistantes : mariages précoces, charges domestiques, éloignement des établissements scolaires dans certaines zones rurales. Les politiques publiques successives, notamment à travers des programmes de maintien des filles à l'école, ont progressivement porté leurs fruits, même si des disparités régionales subsistent.
Sur le continent africain, la question de la scolarisation des filles reste un défi central. Des pays comme le Niger, le Mali ou le Tchad affichent encore des taux de déscolarisation féminine parmi les plus élevés au monde. Le Sénégal, en revanche, a réalisé des progrès notables en matière de parité à l'école primaire et dans le secondaire, ce qui se reflète désormais dans les effectifs aux examens nationaux. La présence des filles au baccalauréat est un indicateur fort, car cet examen représente l'aboutissement d'un long parcours scolaire semé d'obstacles.
Au-delà du symbole, l'enjeu est économique et social. Des études menées à l'échelle africaine montrent régulièrement qu'une fille instruite a davantage de chances d'accéder à un emploi qualifié, de retarder son premier mariage, de mieux prendre en charge la santé et l'éducation de ses enfants. Pour le Sénégal, augmenter le nombre de bachelières, c'est élargir le vivier de femmes susceptibles d'intégrer l'enseignement supérieur et, à terme, de contribuer au développement du pays dans tous ses secteurs.
La publication des résultats de cette session permettra de mesurer si la hausse des candidatures féminines se traduit également par un taux de réussite à la hauteur des attentes.
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