Rentrée des classes : les inondations perturbent encore une école sur quatorze
La levée totale des perturbations dans les 7 % d'établissements encore touchés conditionne la pleine normalisation d'une rentrée qui reste, pour l'heure, inachevée.

La rentrée scolaire du lundi 12 octobre s'est tenue sur l'ensemble du territoire sénégalais, mais les traces des pluies diluviennes de la saison hivernale ne sont pas encore effacées pour tous les élèves. Le ministre de l'Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a reconnu que 7 % des établissements restaient affectés par les inondations.
Globalement, la reprise s'est déroulée sans incident majeur. Pourtant, derrière ce bilan d'ensemble plutôt satisfaisant, une réalité s'impose : des centaines de salles de classe demeurent inaccessibles, endommagées ou encore occupées par des eaux stagnantes. Ce sont donc des milliers d'élèves qui font leur rentrée dans des conditions dégradées, souvent sans pouvoir regagner leurs établissements habituels.
Le phénomène n'est pas nouveau. Chaque année, l'hivernage frappe durement les infrastructures scolaires, notamment dans les zones périurbaines de Dakar, dans la vallée du fleuve Sénégal et dans certaines localités du centre du pays. Les bâtiments construits en zone inondable, l'insuffisance du réseau de drainage et la croissance rapide des quartiers populaires forment un cocktail que les autorités peinent à neutraliser durablement, malgré les plans d'urgence annoncés saison après saison.
Sur le plan éducatif, chaque journée perdue pèse sur le calendrier scolaire et sur les résultats des élèves. Les établissements contraints de reporter leur ouverture devront rattraper les heures de cours manquées, ce qui accentue la pression sur les enseignants et les familles. Pour les élèves des classes d'examen, notamment ceux préparant le BFEM ou le baccalauréat, ce retard peut avoir des conséquences directes sur leurs performances.
Le Sénégal n'est pas seul face à ce défi. Dans plusieurs pays d'Afrique subsaharienne, les inondations de fin de saison des pluies perturbent régulièrement la rentrée scolaire. Du Niger au Bénin, en passant par la Guinée, les gouvernements cherchent des réponses structurelles à un problème qui relève autant de l'urbanisme que de la politique éducative. La question de la résilience des infrastructures scolaires face au changement climatique monte désormais à l'agenda continental.
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