Un professeur de l'UCAD distingué par l'ONU pour son engagement en santé de la population
La cérémonie du 8 juillet à New York sera l'occasion pour le Sénégal de mesurer la portée de cette distinction, et d'interroger les moyens accordés à sa communauté scientifique pour poursuivre des travaux d'une telle envergure.

Un enseignant-chercheur sénégalais de la Faculté de médecine de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar vient d'être reconnu à l'échelle mondiale pour son travail sur les questions de population. Le Pr Serigne Maguèye Guèye recevra le Prix des Nations Unies pour la Population le 8 juillet prochain à New York.
C'est une distinction rare qui vient couronner une carrière dédiée aux enjeux démographiques et sanitaires. Le Pr Serigne Maguèye Guèye, enseignant-chercheur à la Faculté de médecine de l'UCAD, a été désigné lauréat individuel du Prix des Nations Unies pour la Population 2026. La cérémonie officielle se tiendra au siège de l'Organisation des Nations Unies à New York, le 8 juillet.
Ce prix, décerné chaque année par l'ONU, récompense des personnalités ou des institutions dont les travaux contribuent de manière significative à la sensibilisation et à l'amélioration des conditions liées aux questions de population, qu'il s'agisse de santé reproductive, de planification familiale ou de dynamiques démographiques. Il est attribué dans deux catégories : une distinction individuelle et une distinction institutionnelle. C'est la première catégorie qui échoit au professeur sénégalais cette année.
Pour le Sénégal, cette reconnaissance s'inscrit dans un contexte où les défis démographiques restent au coeur des politiques publiques. Le pays figure parmi les nations africaines affichant l'un des taux de fécondité les plus élevés au monde, ce qui soulève des enjeux majeurs en matière d'accès aux soins, d'éducation et de planification du développement. Les travaux des chercheurs engagés sur ces thématiques y revêtent donc une portée concrète, au-delà du seul cadre académique.
Pour l'Afrique de l'Ouest en particulier, voir un universitaire issu d'une institution publique continentale accéder à une telle reconnaissance onusienne constitue un signal fort. L'UCAD, fondée en 1957 et rebaptisée en hommage à l'historien sénégalais Cheikh Anta Diop en 1987, demeure l'une des universités francophones les plus importantes du continent. La consécration de l'un de ses enseignants sur la scène internationale renforce la visibilité de la recherche africaine dans les débats globaux sur la santé et la démographie.
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